Si les personnages représentés sur ces boiseries ne sont pas identifiés, quelques indices permettent néanmoins de nous renseigner sur leur appartenance sociale, en particulier les femmes : elles portent des bijoux, sont coiffées et habillées à la mode des dames de cour du XVIIe siècle. Dans l’un des médaillons, vous pouvez distinguer le manche d’un instrument de musique. Ce pourrait être un luth ou un théorbe, une sorte de guitare à manche long, qui étaient tous deux des instruments très prisés à la Cour, sous Louis XIV.
Les boiseries qui ornent les murs de cette pièce ont la particularité d’être en trompe-l’œil. Les portes sont peintes et sculptées pour se fondre dans le décor de la pièce et disparaître lorsqu’elles sont fermées. Si vous pouvez encore les admirer aujourd’hui, c’est qu’elles ont survécu au terrible incendie de 1968, non sans quelques dommages : la chaleur extrême, la suie, les cendres et l’eau des pompiers en ont abîmé une partie. Cherchez bien ! Une porte secrète se cache et donne sur un accès qui mène au 1 er étage ? Comme tous les grands châteaux, Hautefort a ses passages secrets !